Jeudi 28 mai 2026
Présentation de recherche avec Eunice Adorno · 18h · Réserver ici
Installation et rencontre · à partir de 19h sans réservation
dos mares
5 rue vian 13006 Marseille
www.euniceadorno.com
@euadorno

Las aguas eran salvajes
Depuis 2020, Eunice Adorno mène une recherche au long cours sur la mémoire et l’archéologie de l’eau au Mexique, les traces laissées par son passage dans les grandes infrastructures hydrauliques : barrages, canalisations, canaux, réservoirs.
Son travail s’est progressivement concentré sur des paysages construits qui révèlent la décadence et les paradoxes du projet moderne : édifices en ruine, vestiges d’industrialisation et d’ingénierie hydraulique, empreintes laissées dans le tissu social du pays. Intitulée Las aguas eran salvajes, cette recherche a engendré plusieurs formes plastiques qui lisent ces vestiges hydriques comme les symptômes d’un échec, celui de la modernité et de son ambition à domestiquer l’eau, avec tout ce que cette entreprise a impliqué de transformations violentes : pour les écosystèmes, pour les territoires, pour le quotidien des êtres qui les habitent.
À propos d’Eunice Adorno
Eunice Adorno (Mexique) a été résidente dos mares en 2017. La recherche historique pour Eunice Adorno est un pratique constante dans sa méthodologie. À travers les archives, les témoignages et les objets trouvés, elle s’intéresse aux communautés , leurs affects et leurs paysages, de diverses régions du Mexique. Son œuvre cherche à réactiver des mémoires et à établir des connexions sensibles par la reconstruction de récits alternatifs, à travers des essais photographiques, des installations et d’autres dispositifs qui ouvrent des espaces de réflexion de l’intime vers le collectif.
Au fil de son parcours, elle a exploré différents contextes et communautés, tels que les femmes mennonites du nord du Mexique, les archives de femmes anarchistes de la fin du XIXe siècle, ainsi que des histoires d’étudiant·es à différents moments historiques.
Avec l’essai photographique Mujeres Flores, elle a reçu le Premio Nacional de Cultura Fernando Benítez (Mexique) en 2010. En 2011, les éditions La Fábrica (Espagne) ont publié son livre Las Mujeres Flores, et cette même année elle a participé au programme de résidences artistiques de ISCP à New York. Elle a été nominée par Susan Meiselas pour le Rudin Prize for Emerging Photographers (2012) et a pris part à la Joop Swart Masterclass de World Press Photo. Elle a participé à divers festivals de photographie et a exposé son travail au Mexique et dans d’autres pays. Elle fait actuellement partie du Sistema Nacional de Creadores avec le projet La historia de un bosque, dans lequel elle explore l’histoire et les archives des forêts limitrophes de Mexico. En 2023, elle a participé, aux côtés du cabinet d’architecture Ardelesp, au Pavillon du Mexique de la 18e Exposition internationale d’architecture de la Biennale de Venise, avec une série photographique sur des terrains de basketball dans des communautés indigènes de Puebla, Veracruz et Sonora. Elle a également fait partie de la Bienal de Fotografía del Centro de la Imagen.
Son travail a été publié dans diverses revues internationales telles que National Geographic (États-Unis), British Journal of Photography (Royaume-Uni), The New Yorker, Time LightBox, Ojo de Pez (Espagne), GUP (Pays-Bas), Vice, Monocle (Londres), Colors, FAZ (Allemagne), Focus (Allemagne), FT Weekend Magazine, Die Welt, Yo Dona (Espagne), Maple (Italie) et IMA Photography (Japon).